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LA JEUNE FILLE CHEAP OU LA PARURE DU VIDE
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Le CHEAP AND CHIC c'est quoi ? Le
nom d'un parfum lambda ou un site d'escort girls londoniennes
habillées en contre-façon Dior sautillant à
moitié nues autour d'un sex-toy en forme de sac à
main monogrammé ? NON. Ce qui est sur c'est que le CHIC,
comme un fantôme, une incarnation lointaine et oubliée,
nous échappe bien plus que le CHEAP. Aujourd'hui, le Monde
est programmé pour le fake et le CHIC devient CHEAP. Regarder
la jauge digitale de vos portables se décharger de leur
énergie vitale comme une éjaculation précoce.
Coco Chanel disait que "Le luxe ce n'est pas le contraire
de la pauvreté mais celui de la vulgarité".
Cette idée, belle et surannée, sonne doux comme
un rêve glamour fifties dans une époque NIP &
TUCK car depuis un certain temps "Le
Chic c'est cheap et vice-Versace."*.
Les trafiquants d'organes photoshopisés, les pipoles en
passant par les enfants du Boudoir cherchant plus à être
élégants qu'humains sont à claquer. Mon grand
regret c'est que l'on ne verra jamais le vrai visage de Paris
Hilton comme celui que cachait Dorian Gray dans son grenier bien
que désormais le latex et le silicone aient remplacé
la peinture à l'huile. Ces âmes mal élevées,
préoccupées par une vanité conformiste, ont
le pouvoir médiatique d'être CHIC sans l'Etre. Relisez
les manifestes dandies ! Courbez-vous, le Monde est un mensonge
qui vous fait croire à sa surface. Et j'aimerai bien qu'on
s'en tamponne.
LE CULTE. Célébrons-le en ce mois
de l'ascension... FUCK !!! It's Alive. ALIVE !!! Du monstre sacré
Marylin en passant par le serial gourou Manson ou par le dernier Jésus
grunge grand public, voilà autant d'idoles un peu culte-culte-la-praline d'une
époque POP qui participe à l'évaporation
de l'essence des mythes. Et oui cette pratique religieuse un rien
scolaire ne nous lache jamais. Nous n'échappons pas à
ce péché peu original de vouer un culte à
quelqu'un ou même quelque chose. Cependant ce que l'on labelise
« culte » aurait tendance à se banaliser car
médiatiser quelque chose « culte » aujourd'hui
c'est juste vendre encore sa dernière marchandise réincarnée.
Disons qu'il perd un peu de sa superbe ce mot sacré au
profit d'un cliché sans histoire qui ne fait même
plus trop de vagues. Le culte aujourd'hui, c'est un peu psalmodier
à la carterie des Halles... Ici-bas gît effigies
en tout genre et tous supports : T-shirts à messes-sages,
sac Che de luxe, Saint-Suaire pop rock JC/DC after JC/DCD
pour les plus fanatiques, dvd's "canapé" de séries
cultes pour roupiller avec en prime la couv' de l'album variet'
des Sex Pistols "Never Mind the Bollocks" en taie d'oreiller...
"C'est culte je te dis !!!" Signe de croix †
Amen et au lit ! En tant que Mad-moi-zèle Technikart parfois
"IN" et déjà "CULT" ! INCULT
en un seul mot. Il va falloir s'offrir la révision des
5000 kilomètres, la totale, la bible, l'inté-Graal
du culte pour parader jusqu'à lui sans honte ou impiété
ou bien autre solution : ne faudrait-il pas définitivement
l'achever, l'euthanasier ce mot intergénérationel
un peu modasse, vidé de son sens, l'occulter quoi... NO
FUN / NO FUTUR / NO CULT.
Alors que notre rapport à la musique
s'hybride et se dématèrialise de plus en plus via
internet et les nano-supports type Ipod & co,l'essence du
LIVE s'obstine à flamber dans le réel.
Car aujourd'hui il existe un JUNK-LIVE hightech, sorte de doublure
du LIVE, qui ludiquement, nous permet de le singer.A la façon
de mimes marceaux modernes, on joue virtuellement à "partir
en LIVE": concours d'Air Guitar ou Guitar Hero sur Wii jusqu'à
l'aire du Gonzo Cocooning nous faisant transpirer ou couiner sur
myspace ou youtube...
En contrepartie de cette pâle copie clinique du spectacle,la
flambée LIVE a toujours ses supporters en chair et os grâce
à une scène musicale bien active qui ne désemplit
pas.On se frotte au LIVE comme on se cogne au réel en réaction
à un environnement qui s'aseptise.Car Le live, mieux qu'une
machine reproduisant des scènes cinétiques, célèbre
une communion fortuite et humaine inimitable.Une alchimie du présent
qui devient aujourd'hui le manifest de cette capacité à
improviser sans les filets du virtuel et à s'incarner en
LIVE. Des instants de vérité à partager directement
entre la scène et le public vibrant des aspérités
du réel, c'est bien cela qui fait la beauté du LIVE.